Cette année et à partir de maintenant, je ne cacherai pas mon addiction à la vue de tous.
J'étais tellement angoissée à l'idée d'Halloween cette année, me demandant comment j'allais bien pouvoir tenir le coup toute la nuit à distribuer des bonbons et à regarder des films d'horreur. Avant de découvrir l'arthrose, je vivais pour les films et la malbouffe, mais en y réfléchissant, j'ai réalisé que le fait de placer les bonbons et les friandises au sommet de l'échelle des fêtes n'était qu'un symptôme de ma maladie.
Dans une œuvre de fiction que j'ai lue, un personnage bossu et grotesque restait isolé dans son sanctuaire, sauf une nuit par an, pendant la Fête des Fous. Cette fête costumée était célébrée dans toute la ville ; ainsi, une seule nuit par an, le bossu pouvait se cacher à la vue de tous. Il pouvait quitter son sanctuaire, se fondre parmi les fêtards costumés et se sentir normal. Il s'y sentait tellement chez lui qu'il fut couronné Roi des Fous.
Je me suis demandée : « Qu'est-ce que je préfère à Halloween ? Est-ce vraiment les bonbons ? Ou les décorations, les costumes, les films d'horreur et mes adorables enfants ? »
La vérité c'est que les bonbons sont les au Ce qui est unique et spécial à Halloween, c'est qu'on y trouve des bonbons en permanence. On en mange à chaque fête, et fête ou pas, moi, accro au sucre, je m'en suis goinfrée presque tous les jours de l'année.
C'est là que j'ai réalisé que j'avais vécu Halloween comme ma propre Fête des Fous, une période de l'année où une accro au sucre comme moi pouvait sortir et se fondre dans la foule, car tout le monde se gavait de sucreries. À Halloween, tout le monde me ressemblait parce qu'ils mangeaient comme moi.
Cette année et à partir de maintenant, je ne cacherai pas mon addiction au grand jour. Pour Halloween et toutes les autres fêtes, je trouverai ce qui rend cette période de l'année si spéciale pour moi et je la chérirai pour cela, et non comme une excuse pour devenir le roi des fous.
—Dave P.