« Je mangeais quand j’étais anxieux, craintif, seul ou fatigué » (Voix du rétablissement(p. 254). Je peux ajouter d'autres éléments à cette liste : je mangeais quand j'étais excitée, heureuse, entourée de gens ou tout simplement bien éveillée. La nourriture me donnait confiance et me permettait de paraître heureuse dans des situations déplorables. J'avais un travail que je détestais, un mariage qui battait de l'aile et mon cercle social se réduisait comme peau de chagrin. Ma vie se limitait à moi et à ma meilleure amie, la nourriture. Ce n'était pas vivre ; c'était une mort émotionnelle.

OA a tout changé, mais je ne peux pas dire que ça ait toujours été facile au début. Mes émotions étaient à fleur de peau quand j'ai recommencé à les ressentir. Je suis passée d'une profonde dépression à une euphorie intense. Je ne savais pas comment gérer mes émotions. J'avais vraiment l'impression que j'allais mourir. La plupart du temps, j'avais l'impression d'avoir une véritable rage de dents émotionnelle.

L'espace Étapes Tout a changé. J'ai peu à peu découvert que tous mes sentiments avaient un début et une fin. Outils de récupération Cela m'a donné des pistes, des choses que je pouvais faire pour atténuer ces sentiments : appeler quelqu'un, écrire à ce sujet, assister à une réunion ou lire des ouvrages sur le sujet, pour savoir comment d'autres personnes avaient ressenti la même chose et avaient non seulement survécu, mais aussi prospéré. J'ai étudié… Traditions J'ai appris à vivre avec les autres et à bien m'entendre avec eux. Tout cela m'a transformé.

Rapidement, la souffrance morale liée à l'anxiété, à la solitude et à la peur s'est estompée pour laisser place à des sentiments plus communs. J'ai commencé à avoir confiance en moi, à ressentir un vrai bonheur et à rechercher les contacts sociaux au lieu de m'isoler. Ma vie est devenue bien meilleure.

— Gerri